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L'acquisition d'entreprise ne s'improvise pas...

L'acquisition potentielle d'une entreprise ne s'improvise pas, que l'on soit personne physique ou société en recherche de croissance externe.

"Chercheur d'entreprise" est presque devenu une profession à temps complet, si l'on veut traiter en direct son projet d'acquisition, de par la complexité et le temps nécessaire à y consacrer. Que faire alors lorsque l'on sait que la bonne gestion de son temps est un facteur incontournable de réussite dans le monde des affaires ?

Certes,  une information confidentielle sur la cession prochaine de telle ou telle entreprise est intéressante, mais cependant elle n'est  jamais connue d'un seul individu. Aussi, la concurrence est-elle rude, car sur le marché il y a moins d'offres de cession attractives que d'acquéreurs potentiels et les obstacles sont nombreux.

l'expérience montre qu'il est très difficile pour une personne physique d'être finaliste sur l'acquisition d'une affaire comparativement à une société en recherche de croissance externe, les deux prétendants ne disposant pas des mêmes armes. En effet l'entreprise disposera d'une structure lui permettant d'être plus efficace dans l'étude et le montage du dossier. Avec son personnel et ses équipes pluridisciplinaires, cette dernière fera un gain considérable en délai de réponse, facteur très important pour le cédant qui appréciera l'arrivée rapide d'une lettre d'intention sur son bureau.

Sur le plan financier, cette dernière pourra rapidement connaître la position de ses banques sur le projet d'acquisition.Il est vrai également que démontrer les capacités d'économies d'échelle entre deux sociétés complémentaires est sécurisant pour le financier, d'autant que l'amortissement des prêts d'acquisition est souvent couvert en partie ou en totalité par celles-ci.

Que faire alors lorsque l'on est une personne physique ? Rien n'est impossible pour cette dernière, il lui faudra cependant disposer de capitaux disponibles de 20 à 30 % du montant de l'acquisition selon son importance, d'un bon tissu relationnel, de l'appartenance à un réseau, d'une expérience métier dans la profession et être connue ou reconnue parmi les acteurs de celle-ci. Un autre critère sera pris en compte par le cédant et les financeurs de l'opération : la bonne connaissance de la gestion d'entreprise rendue obligatoire par les vicissitudes quotidiennes du dirigeant. 

L'on pourrait conclure cependant en rappelant le rôle important de l'intermédiaire en cession-acquisition lequel par son expérience et ses compétences évite au cédant toute perte de temps lors des discussions préalables en présentant à son client des repreneurs potentiels sérieux conformes au profil défini dans la lettre de mission ou son annexe. Le repreneur potentiel y trouvera également son compte puisque l'intermédiaire, soucieux également de ne pas consommer son propre temps inutilement, ne le positionnera que sur des cibles où " l'acquéreur "aura toutes les chances d'aboutir.

                                                   J.Le Brun   Acoform

                                                                                                           

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